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Tunisie, économie politique d'une révolution, par Hakim Ben Hammouda, Editions de Boeck, 2012 Le 17 décembre 2010, le jeune Mohamed Bouazizi s’immole par le feu à Sidi Bouzid. Cet acte désespéré, qui concentre des frustrations de longue date liées aux inégalités sociales et régionales, à la corruption, au népotisme et au chômage est le point de départ d’un grand mouvement populaire de protestation contre le régime de Ben Ali. Il débouchera, malgré la répression, sur la chute de la dictature et donnera l’impulsion à d’autres révoltes dans les pays arabes voisins. Cet ouvrage explique les origines profondes de la révolution en Tunisie en abordant successivement l’expérience de la modernisation, ses enjeux et ses limites dans les années 1970 ; la tentative d’ouverture et de réformes dans les années 1980 ; l’avènement du régime de Ben Ali à partir de la fin des années 1980 et sa transformation progressive en une dictature ; les effets de la crise globale sur la crise du régime tunisien et la révolution ; les défis de la révolution et l’instauration d’une société démocratique et pluraliste. Il s’adresse aux étudiants en science politique, économie et relations internationales ainsi qu’à un public plus large intéressé par le monde arabe. |
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A quoi rêve un Oriental? De nouvelles modernités pour les printemps arabes. par Hakim Ben Hammouda, Editions du Cygne, Paris, 2011 Les printemps arabes sont à l'origine de bouleversements politiques majeurs qui vont certainement changer cette région qui a échappé pendant de longues années aux révolutions démocratiques. D'importantes ruptures sont en train de prendre forme dans tous les domaines de la vie politique, économique et sociale. Le changement a également touché la sphère intellectuelle et le monde des idées qui ont été soumis à la censure et à l'absence des libertés sous le règne des autoritarismes. La réflexion était sous étroite surveillance pour empêcher la créativité, la liberté et l'inventivité de s'exprimer avec liberté. Les printemps démocratiques vont mettre fin au long cauchemar des intellectuels et inaugurer une nouvelle ère de liberté. Les intellectuels arabes vont élaborer de nouveaux cadres de pensées pour inscrire la raison arabe dans les débats globaux et offrir de nouveaux fondements philosophiques et politiques pour les démocraties arabes en construction. Cet ouvrage se propose de participer à ce nouveau débat qui doit repousser les frontières de la raison arabe afin de questionner les interdits et les tabous et l'ouvrir beaucoup plus sur l'universel de la modernité et des questionnements qui émergent de la marge pour en faire un cosmopolitisme ouvert sur l'expérience de l'Autre.  |
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Le G20 et les défis de la gouvernance globale. par Hakim Ben hammouda et Mustapha Sadni Jallab, Editions De Boeck, Bruxelles, août 2011 Aujourd'hui, le monde paraît à un tournant majeur de son histoire. L'accumulation des déséquilibres et la multiplication des crises - dont la dernière a failli mener le système à la débâcle - ont provoqué un consensus qui s'est forgé sur la nécessité de mettre en place une nouvelle gouvernance globale plurielle et ouverte à un monde de plus en plus diversifié. C'est le G20 qui émerge comme le nouveau cadre de cette gouvernance globale encore balbutiante. Dans cet essai, les auteurs examinent la capacité du G20 à mettre en place et à structurer un nouveau pacte de co-développement au niveau global. Plus particulièrement, ils s'intéressent à son aptitude à mettre fin à l'instabilité croissante et à la montée des risques et des périls au niveau mondial, et à offrir un nouveau cadre de coordination des politiques économiques stable et ouvert à la diversité du monde global. La réussite de cette nouvelle gouvernance globale dépendra de la réalisation, comme c'était le cas du compromis social-démocrate d'après-guerre, d'un nouveau contrat de civilisation et de co-prospérité capable d'intégrer la marge de notre monde et de lui ouvrir de nouvelles perspectives de développement et de confiance dans l'avenir. Il s'agit ainsi d'un moment essentiel dans l'histoire contemporaine, où il faut déserter l'impuissance post-moderne pour retrouver les chemins des passions modernistes, afin d'inventer une nouvelle expérience historique et un nouveau projet global, ouvert à tous, démocratique et pluriel. |
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Banquiers et économistes face à la crise. par Hakim Ben hammouda, Pierre Berthaud, René Sandreto et Ahmed Silem, Editions De Boeck, Bruxelles, décembre 2010 Avec la libéralisation et la déréglementation des marchés financiers , les crises se sont multipliées au cours des vingt dernières années. Ces crises financières à répétition, bien que différentes à de nombreux égards, partagent des traits communs. Cependant, par sa gravité, par sa durée, par sa dimension mondiale et par les réactions qu´elle a suscitées, la crise de 2007-2008 présente des spécificités qui appellent un examen approfondi. La crise étant mondiale, n´est-il pas logique de penser mondial même s´il faut agir au niveau local. Cet ouvrage collectif constitue une contribution importante à la réflexion en cours sur la refonte du cadre bancaire et la mise en place d'une nouvelle régulation capable de faire face à l'emballement du crédit et à l'aventurisme financier. Par ailleurs, il apporte un éclairage nouveau sur les difficultés des économistes à saisir la crise et son ampleur et les moyens de renouveler la réflexion économique. |
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Crise...naufrage des économistes? par Hakim Ben Hammouda, Nassim Oulmane et Mustapha Sadni-Jallab, Editions De Boeck, Bruxelles mai 2010.
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La crise. Origine et perspectives. par Hakim Ben Hammouda, Hédi Bchir et Mustapha Sadni-Jallab, Editions Ellipses, Paris 2009.
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Emergence en Méditerranée. Attractivité, investissements internationaux et délocalisations. par Hakim Ben Hammouda, Nassim Oulmane et René Sandretto, Editions L'Harmattan, Paris (2009).
Peut-on espérer que le pourtour de la Méditerranée puisse devenir dans un proche avenir une zone de développement ouverte et dynamique, attractive pour les investissements internationaux et qu'il connaisse une évolution similaire à celle de certains pays d'Asie et d'Amérique Latine? Quelles sont les conditions d'une telle émergence? Quels sont les atouts et les handicaps des pays de la région? Quelles sont les caractéristiques spécifiques des pays méditerrnanéens leur permettant d'attirer des activités en délocalisation? Comment agissent ces déterminants de la délocalisation sur l'attractivité des paysémergents de la Méditerranée? Quelles mesures doivent entreprendre les pays méditerranéens pour capter ces délocalisations? L'action publique est-elle en mesure de se saisir avec courage et discernement des défis à sumontrer? Cet ouvrage, issu des travaux de "l'Observatoire de l'émergence en Méditerranée", s'efforce d'apporter des réponses précises et aurgumentées à ces questions majeures qui conditionnent à la fois les perspectives de développement des pays concernés et les possibilités de faire de la région Méditerranée une "zone de paix, de démocratie et de prospérité partagée"? |
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Un meilleur accès aux marchés pour l'Afrique par Commission économique pour l'Afrique, Collectif, Hakim Ben Hammouda, et Mustapha Sadni-Jallab (2006) La question de l' accès aux marchés revêt un caractère important pour l'Afrique. Depuis l'avènement de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et le rôle de plus en plus dynamique qu'elle permet aux pays africains de jouer, ceux-ci n'ont cessé de mettre l'accent sur cette question. Aujourd'hui, l'accès aux marchés des exportations de produits agricoles et non-agricoles est décisif pour le développement du continent, bien plus qu'ailleurs dans le monde. Cette situation trouve son explication dans l'étroitesse des marchés africains et la nécessité pour le continent de se tourner vers les marchés d'exportation afin d'appuyer les dynamiques de croissance et les efforts en matière de diversification des structures productives. Cet ouvrage met l'accent sur les enjeux des questions de l'accès aux marchés pour l'Afrique tout en les situant dans le cadre des négociations multilatérales en cours au sein de l'OMC. Il propose une série de contributions dont l'objectif est de suggérer des pistes de réflexion afin de formuler des propositions favorables aux pays africains en matière d'accès aux marchés. |
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L'Organisation mondiale du commerce ainsi que les négociations commerciales multilatérales occupent depuis quelques années une place importante dans l'actualité. Les pays africains y jouent un rôle de plus en plus dynamique dans l'objectif de réformer le système multilatéral et l'ouvrir davantage à leurs préoccupations. Ces revendications ont été à l'origine de l'adoption de la Déclaration de Doha et de l'ouverture d'un nouveau cycle de négociations favorable au développement. L'objectif de cet ouvrage est d'offrir des clés pour la compréhension des négociations en cours de l'OMC. Il s'agit de présenter, dans une perspective africaine, un éclairage sur les avancées de ce nouveau cycle, mais aussi sur les difficultés à traduire les engagements politiques en faveur du développement en propositions concrètes.  |
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Depuis l'échec de la Conférence ministérielle de l'OMC à Cancùn au Mexique, les négociations commerciales internationales font l'objet d'un intérêt croissant. Cet ouvrage cherche dans, une perspective africaine, à présenter les enjeux de ces négociations et leur importance pour le continent africain. II a pour objectif d'inscrire la lecture de la dynamique des négociations dans une perspective plus large sur la place du commerce dans le développement. Il s'agit de mieux comprendre une singularité africaine et l'échec du continent à faire du commerce un outil en faveur de son développement. Cet échec s'explique à double titre. D'une part, les politiques commerciales adoptées par les pays africains ont rarement intégré une vision globale du développement, et cherché à répondre aux défis et aux besoins des dynamiques de croissance. D'autre part, cet échec s'explique par le caractère déséquilibré et restrictif du système commercial multilatéral. Depuis le lancement du cycle des négociations de Doha, la communauté internationale s'est engagée à réformer ce système et à renforcer sa contribution au développement. Cet ouvrage ne se limite pas à l'analyse des tendances passées. Il esquisse des éléments afin de renouveler la place du commerce dans le développement de l'Afrique. Ce renouvellement passe par la définition de nouvelles politiques commerciales dynamiques et une réforme profonde du système commercial multilatéral afin d'inscrire le développement au centre de ses priorités.
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Cet ouvrage cherche à faire ressortir les enjeux du développement agricole en Afrique et à les relier aux négociations multilatérales en cours au sein de l'Organisation mondiale du commerce. |
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Face aux nombreux défis que rencontre le continent africain dans le transport aérien, la CEA, à la demande de ses États membres, s'est engagée à contribuer à la transformation de ce secteur. Cette transformation a consisté en l'adoption d'un cadre juridique annonciateur d'une ère nouvelle pour le transport aérien en Afrique : la Déclaration de Yamoussoukro relative à une nouvelle politique aéronautique africaine en 1988. Cette déclaration a été suivie 11 ans plus tard par la Décision relative à la mise en oeuvre de la Déclaration de Yamoussoukro concernant la libéralisation de l'accès aux marchés du transport aérien en Afrique. Depuis l'adoption de ces deux textes fondamentaux, de nombreux pays et organisations régionales et sous-régionales s'attèlent non sans peine a leur mise en oeuvre. Cet ouvrage retrace les efforts qui ont été faits dans ce cadre. II tente aussi de faire l'évaluation des progrès et l'identification des défis qui restent à relever pour que le transport aérien puisse contribuer effectivement au développement économique et social et à l'intégration de l'Afrique. |
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La détermination à accélérer l'intégration économique du continent et à s'attaquer collectivement aux problèmes de développement en Afrique a été longtemps partagée par tous les dirigeants africains. Ainsi depuis les années 1960, l'une des priorités des nations africaines a été de briser le schéma de dépendance et de créer de nouveaux liens plus étroits entre elles. Cependant, l'expérience a montré que l'intégration régionale ne peut donner de résultat probant si les infrastructures de soutien aux structures de production et aux marchés régionaux ne sont pas intégrées de façon adéquate et comportent des déficiences structurelles. L'un des secteurs d'une importance capitale à cet égard est celui des transports. Une infrastructure et des services de transport efficaces sont un préalable essentiel au développement et à l'intégration de l'Afrique. Or cette situation est bien loin d'être le cas; les infrastructures continuent même à constituer des entraves majeures au processus de l'intégration économique et au développement de la région. Cet ouvrage donne un écho particulier à ce constat unanime. Il s'attache en outre à montrer sans complaisance les faiblesses de l'intégration régionale en général et du secteur des transports en particulier. Ce secteur est, malgré les nombreux et intenses efforts déployés par les pays africains et la communauté internationale pendant les deux décennies (1978-88 et 1991-2000) qui lui ont été consacrées, encore loin de favoriser la réalisation du développement économique de l'Afrique et de son intégration.
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Le champ du développement connaît de nos jours de profondes mutations qui touchent les grands systèmes théoriques qui avaient structuré la réflexion depuis près de trois décennies. Mais, ces changements concernent également les stratégies et les politiques de développement dans les pays du Tiers-Monde. En somme une nouvelle réflexion et de nouvelles pratiques sont en train de voir le jour et permettent de structurer un nouveau champ. L'objectif de cet ouvrage est d'offrir des clés pour la compréhension des débats et des échanges en cours dans le domaine du développement. Il s'adresse à un large public, dont l'intérêt pour le monde en développement n'a cessé de croître afin de le pourvoir en outils pour mieux comprendre et analyser les mutations en cours.
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Afin de faire face aux risques et aux nouveaux défis de la globalisation, les économies ont essayé de renforcer leur intégration régionale en construisant de nouveaux regroupements régionaux ou en impulsant une nouvelle dynamique aux regroupements existants. Un large mouvement d'intégration régionale a pris corps dans les différentes régions de la planète avec la consolidation de l'Union européenne, le lancement du MERCOSUR, la mise en place de l'ALENA en Amérique du Nord ou le renforcement de l'ASEAN pour les pays asiatiques. L'Afrique n'est pas restée en dehors de ce mouvement. Le parcours de l'intégration régionale en Afrique centrale a été à l'image de celui du continent, même si le processus n'a pas été aussi loin que dans d'autres régions. L'Afrique centrale s'est dotée, dès les indépendances, d'institutions qui ont fonctionné jusqu'au début des années 1980. Ce processus connaîtra un ralentissement marqué durant cette période. Un arrêt d'autant plus important que l' Afrique centrale a été la région la plus touchée par les conflits. Cependant, cette traversée de désert ne durera pas longtemps et dès le début des années 1990, le processus d'intégration régionale en Afrique centrale sera relancé. Ainsi, la CEMAC a été créée en mars 1994 pour approfondir et renforcer l'effort d'intégration déjà entamé par l'UDEAC. Par ailleurs, en 1998 les Chefs d'Etats de l' Afrique centrale ont décidé de relancer la CEEAC. Cet ouvrage constitue une contribution à la réflexion sur les questions d'intégration régionale en Afrique centrale. Il reprend les travaux du Bureau de l'Afrique centrale de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique dont le siège est à Yaoundé au Cameroun et qui a appuyé le processus d'intégration dans la sous-region. II reprend également les contributions présentées par des experts de la sous-region lors d'un séminaire organisé par la CEA-AC en préparation au Forum africain sur le développement organisé en mars 2002 par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique, à Addis-Abeba, autour du thème de l'intégration régionale en Afrique. |
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Le NEPAD est né de la convergence de deux initiatives et propositions : le plan Oméga du Président Wade et le MAP, proposé par les présidents Mbeki, Bouteflika et Obasanjo. Cette nouvelle initiative permet au continent de réfléchir, de formuler des propositions et de relancer sa croissance économique et son insertion sur le plan international. Une ère nouvelle s'ouvre : la réflexion sur le développement n'y est plus cantonnée à sa seule dimension économique, mais s'intègre aussi aux sphères politique et sociale. Le NEPAD s'est fixé pour objectifs prioritaires de promouvoir la croissance et le développement en Afrique. Ce plan s'attaque aux principaux problèmes du continent et cherche à leur apporter des solutions. Mais il constitue également un engagement des leaders africains envers leurs peuples en vue de satisfaire les besoins de base. Le NEPAD offre un cadre pour un nouveau partenariat avec la communauté internationale. Cet ouvrage est un point de départ à la réflexion et à la recherche qui doivent accompagner le plan. |
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De manière globale, la conjoncture économique internationale en 2002 a été marquée par des incertitudes, ce qui s'est traduit par une nouvelle perte de vitalité de l'économie mondiale, avec une érosion du taux de croissance. En dépit de cette conjoncture quelque peu défavorable, les pays d'Afrique Ccentrale ont affiché des résultats globalement positifs. L'assainissement de l'environnement macroéconomique s'est poursuivi dans la presque totalité des pays, comme le montrent les niveaux des déficits budgétaires et des taux d'inflation. Le taux de croissance du PIB réel de la sous-région, estimé à 5,8% en 2002, pourrait être le plus élevé du continent. Cependant, ce taux cache des disparités entre les pays aussi bien en termes de rythme que de soutenabilité de la croissance. Par ailleurs, cette croissance reste en deçà du seuil minimum pour réduire la pauvreté de moitié d'ici en 2015. Cet ouvrage présente l'évolution de la situation économique et sociale en 2002 dans la région d'Afrique centrale. La deuxième partie de ce rapport consacrée au secteur privé, fait le constat d'une insuffisante participation de ce secteur au développement des pays. Les enquêtes menées auprès d'un échantillon représentatif des acteurs du secteur privé et institutionnel des pays de la sous-région, soulignent les contraintes structurelles ou politiques. Des recommandations sont formulées afin de faire du secteur privé un moteur de la croissance et du développement de la sous-région. |
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Cet ouvrage est le résultat d'un suivi régulier de la conjoncture mondiale depuis quelques années. Un regard qui s'est toujours étonné de l'oubli de la situation de misère dans le Sud et de ses conséquences sur l'état actuel de l'économie mondiale. Ce suivi a permis de constater que l'Afrique, le Monde Arabe, l'Amérique latine et certaines régions de l'Asie sont passées par pertes et profits de la globalisation depuis le milieu des années 1980. L'impression est que l' « Occident » s'est refermé sur lui-même avec la financiarisation de l'économie, en considérant qu'il pouvait se passer de ces régions tenues pour hermétiques à la modernité. Plus qu'une impression, une conviction a animé les grands de ce monde, celle qu'ils pouvaient s'en sortir en réduisant l'espace de croissance et de valorisation aux centres financiers du Nord. Dès lors, l'assistance humanitaire pouvait se charger des malheurs et des crises du monde sous-développé. Cet ouvrage cherche à mettre en cause le recentrage du monde développé sur lui-même. Les centres financiers et les places boursières du monde développé ne sauraient remplacer la demande des populations des pays sous-développés. L'objectif de cet ouvrage est d'engager une réflexion critique sur les grandes mutations de l'économie mondiale depuis le début des années 1990. Une courte histoire qui peut être lue comme la tentative de construction d'une prophétie néo-libérale et de son échec annoncé. Cette réflexion permettra de mesurer le poids de la marginalisation du Sud dans l'approfondissement des tensions déflationnistes et la perte de l'espérance dans le monde. Ce monde a aujourd'hui besoin de reconstruire des dynamiques de croissance ouvertes à sa marge dans un cadre politique et institutionnel solidaire, et de permettre une plus large participation citoyenne. |
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L'expérience de modernisation de l'Afrique a été largement appuyée dans la période postcoloniale par les institutions de Bretton Woods. Ces expériences vont connaître un échec dès le début des années 80 avec la crise de la dette et la baisse vertigineuse des cours des matières premières exportées par les pays africains. Les institutions de Bretton Woods vont jouer un rôle actif dans la mise en place des programmes d'ajustement structurel qui auront pour objectif de réduire les déficits internes et externes et de relancer la croissance en Afrique. Plus de deux décennies après leur application, le bilan des réformes initiées par les institutions de Bretton Woods sur le continent est décevant. En même temps, la crise asiatique et les turbulences financières internationales ont ouvert un débat sur la refonte du système financier international. Ce débat a suscité une pluralité de contributions provenant d'universitaires, d'experts, d'ONG ou de gouvernements, en vue de définir une nouvelle gouvernance internationale plus efficace et plus ouverte aux préoccupations des pays en voie de développement. L'Afrique est restée absente et marginalisée dans ce débat. Cet ouvrage constitue un apport africain à la discussion sur la gouvernance mondiale, basé sur les contributions d'économistes africains présentées lors d'une rencontre international organisé par le Codesria pour réfléchir à l'avenir des institutions de Bretton Woods à partir de l' Afrique.
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Au cours des cinq dernières années ayant suivi la dévaluation du Franc CFA, l'évolution des économies de la sous-région de l'Afrique centrale - perçue globalement - a été caractérisée par des phases alternées de croissance et de régression qui ont laissé aux investisseurs le sentiment d'une sous-région peu engagée dans la voie du décollage économique, en dépit de l'énormité de ses potentialités. Cette généralisation cache cependant les spécificités des économies locomotives qui ont affiché des taux de croissance largement supérieurs à la moyenne de l'Afrique subsaharienne, au point de compter désormais dans le peloton des pays d'une "Afrique émergente". Ces économies locomotives se distinguent des autres par une certaine assiduité dans les efforts de réforme, une stabilité socio-politique préservée sur une période suffisamment longue et enfin une hausse tendancielle du niveau des investissements privés dans des secteurs cibles. Ce sont ces économies qui forment la dorsale de la reprise dans la sous-région; laquelle reprise s'apparente à un point de rupture graduelle avec la période de crise vécue au long des années 1980 et dans la première moitié de la décennie 1990. Ce rapport sur la situation économique et sociale en Afrique centrale présente les évolutions récentes des économies de la sous-région tout en mettant en exergue les limites des politiques socioéconomiques face à la rapide progression de la pauvreté depuis quelques années. |
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La question de l'avenir du Franc CFA constitue un sujet de préoccupation pour les responsables politiques, les décideurs économiques ainsi que les universitaires. La dévaluation de 1994 a été à l'origine d'une grande inquiétude sur la capacité de cette zone à faire face aux mutations économiques et à maintenir son rattachement au franc français. L'avènement de l'Euro a été un nouveau motif d'inquiétude sur les perspectives d'avenir du Franc CFA. Certes, l'Europe a enteriné le rattachement du Franc CFA à la monnaie commune. Cependant, des questionnements subsistent sur l'avenir du Franc CFA et d'une manière générale celui des monnaies nationales en Afrique dans un contexte de globalisation. Cet ouvrage regroupe une série de communications présentées par des spécialistes africains lors d'un important symposium organisé par le CODESRIA sur l'avenir du Franc CFA et des monnaies africaines.
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L'objectif de cet ouvrage est de présenter quelques éléments de réflexion pour la définition d'un nouveau contrat de développement pour l'Afrique. Ces propositions cherchent à concilier l'impératif de l'ouverture nécessaire sur la mondialisation avec la volonté de réunir les conditions de protection afin d'appuyer le processus de construction de la compétitivité des économies africaines. |
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L'économie politique du post-ajustement par Hakim Ben Hammouda (1999) Cet ouvrage retrace l'histoire du Sud depuis la seconde guerre mondiale. Il analyse les expériences de modernisation économique et politique avec les projets de construction de l'Etat moderne et de développement économique dans les pays du Sud. Ces expériences ont atteint leurs limites dans les années 80 avec l'adoption dans la plupart des pays sous-développés des programmes d'ajustement structurel. Or, ces programmes, inspirés par le « consensus de Washington », n'ont pas réussi à initier de nouvelles dynamiques de croissance dans ces pays ni à améliorer leur insertion internationale. S'ouvre alors depuis le milieu des années 90 une nouvelle période que l'auteur qualifie de post-ajustement caractérisée par un déclin des programmes d'ajustement et par une recherche dynamique et plurielle afin de fonder de nouvelles pratiques théoriques et stratégies de développement. Cet ouvrage constitue une contribution à ce débat.  Anglais |
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La « pensée unique » est un terme qui a marqué le débat politique et économique des années 1990 en France comme ailleurs. Certains s'en réjouissent car, après la chute du mur de Berlin, l'idéologie a cédé la place à la raison dans le traitement des problèmes économiques. Pour d'autres, la pensée unique est au contraire le signe d'une soumission des citoyens dans les sociétés démocratiques au pouvoir des experts et des technocrates. Cet ouvrage s'inscrit dans la continuité des travaux critiques sur la pensée unique ou l'orthodoxie en économie, et suggère qu'il n'y a pas une pensée unique mais plusieurs « pensées uniques ». Ces pensées uniques se rattachent à une référence commune, une sorte d'économie pure et abstraite que fournit le modèle d'économie pure de l'économiste français L. Walfras de la fin du XIXe siècle. Les économistes traduisent ce modèle pur en des préceptes d'économie appliquée ou « pensées uniques » qu'ils érigent en norme unique dans la conduite des économies. Depuis la fin du XIXe siècle, l'histoire des idées a vu la succession de quatre pensées uniques : le libéralisme de la fin du XIXe siècle, l'interventionnisme étatique de l'après-guerre, l'ultralibéralisme des années 1970 et 1980, et enfin des tentatives de synthèse entre la microéconomie et l'institutionnalisme qui pourraient s'ériger au paradigme dominant dans les prochaines années.
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Les pays du Maghreb ont échoué dans leur tentative d'insertion internationale. Le Maroc et la Tunisie avaient cherché à le faire en valorisant leur potentiel agricole d'exportation ou leur main-d'oeuvre bon marché en faveur d'une industrialisation ouverte, l'Algérie en utilisant les ressources financières nées de ses exportations pétrolières pour fonder une industrie autocentrée. Mais les modèles se sont rapidement essoufflés. La désarticulation du système productif, le clientélisme utilisé comme moyen de contrôle politique, la dette extérieure, ont contraint les trois pays à passer par les programmes d'ajustement structurel, ou à tenter par leurs propres moyens un ajustement inachevé. Les conséquences sociales de cette crise inégalités sociales croissantes, marginalisation urbaine massive sont à l'origine du développement du mouvement islamiste. |
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Insérés par la colonisation dans le système mondial comme exportateurs de produits primaires, l'Afrique et le monde arabe ne sont pas parvenus à se positionner dans la nouvelle division internationale du travail comme exportateurs industriels compétitifs à l'instar de l'Asie et de l'Amérique latine et n'ont pas réussi les recompositions sociales nécessaires pour éviter la marginalisation massive. Double échec qu'on doit attribuer à la conjonction de logiques rentières nationales et de facteurs externes défavorables, qui frappent les pétroliers riches du Golfe comme les agriculteurs pauvres du Sahel. La soumission aux impératifs de gestion immédiate de la crise, présentée comme un ajustement structurel, les enferme davantage dans cette double impasse. L'État est délégitimé, confronté aux remises en cause ethnicistes et religieuses. A quelles conditions une autre économie politique pour les pays concernés et à l'échelle du système mondial permettrait d'éviter l'enlisement de l'Afrique et du monde arabe pour leur ouvrir la perspective d'un nouveau développement humain? Cette contribution au Sommet Social de 1995 jette un regard nouveau sur les thèmes retenus pour cet événement important: la pauvreté, l'emploi et la solidarité sociale.
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L'économie tunisienne a adopté depuis le début des années 70, comme plusieurs économies du Tiers-Monde, une stratégie de développement basée sur la promotion des exportations. Elle a cherché à jouer le rôle d'un espace privilégié de délocalisation des activités du centre intensives en travail. Dans cette perspective, la compression des coûts de la force de travail à travers la délocalisation était une réponse à la baisse de la productivité et par conséquent, un moyen d'améliorer ou au moins de contenir la baisse de la rentabilité de ces activités industrielles. Par ailleurs, cette Nouvelle Division lnternationale du Travail a permis à certains pays du Tiers-Monde, dont la Tunisie, de connaître une accélération du rythme de développement industriel. Or, depuis quelques années cette répartition des tâches industrielles au niveau mondial semble battre de l'aile et la Tunisie connaît, depuis le milieu des années 80, des difficultés économiques et une baisse des investissements étrangers. Comment expliquer cette situation? Quelle est la place du changement technique dans l'épuisement des avantages comparatifs de l'économie tunisienne? Quels sont les facteurs internes de blocage? |
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Le Burundi connaît depuis le coup d'État du 21 octobre 1993 une situation d'instabilité politique et une violence ethnique qui ont entraîné des dizaines de milliers de morts, plus d'un million de déplacés sur une population de six millions d'habitants. Un drame qui, au-delà du blocage actuel de la situation politique, a produit une profonde cassure au sein de la société burundaise et marquera les générations futures. Quelle est l'origine de ces conflits? Comment les consciences ethniques se sont-elles formées dans un pays où les soi-disant ethnies partagent la même langue, le même espace géographique et les mêmes traditions culturelles? Quelles sont les bases de l'ethnicité au Burundi? Ces ethnies sont-elles seulement des constructions de l'histoire, coloniale entre autres? Quelle place tient l'Économique dans la construction des identités ethniques? Autant d'interrogations auxquelles l'auteur tente d'apporter des réponses, en s'appuyant sur l'étude de l'évolution des structures économiques et politiques de ce pays.
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